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  ECHEC ET WAP : Ou comment le SMS met en échec l'Internet mobile ? 1ère Partie
Dossier de la semaine du 30 Juillet au 5 Aout 2001 par Bruno Salgues

'Internet mobile est à la mode avec l'i-mode au Japon mais fait un flop avec le wap en Europe. Seul les SMS émergent. Fruit d'une différence technologique, culturelle ou économique ?

En mars 2001, NTT DoCoMo, père de l'i-mode au Japon, annonçait vingt millions d'abonnés à son lancement le 22 février 1999. et une formidable gifle pour le wap (wireless application protocol) européen qui atteindra au mieux les 10,5 millions d'utilisateurs en Europe fin 2001. Les systèmes WAP au Japon dépassent les 10 millions d'abonnés.

" L'échec du wap n'est pas un échec technologique " annonce Bruno Salgues, ingénieur d'études au laboratoire CRITIC de l'Institut national des télécoms (INT). Le wap serait même plus avancé que l'i-mode. " Le wap a des fonctionnalités plus évoluées, comme la sécurité des transactions absente de l'i-mode avant l'accord entre NTT et Java. L'i-mode ne permet pas des services de location aussi performants que ceux du wap. " constate les experts. Mais complexe et cher, l'usage du wap a du mal à prendre son élan.


Langage difficile, connexion lente, coût élevé…

La norme WAP (Wireless Acces Protocol) a débuté sa vie commerciale il y a un an, les SMS (Short Message Services) ont été lancés depuis plus de 5 ans. La France est lanterne rouge de ce marché, le marché du SMS a démarré en 99 avec l'interconnexion des réseaux des trois opérateurs.

Les chiffres sont éloquents : la France reste très en retard en Europe : par mois, on ne relève en moyenne 9 SMS en France, 33 en Allemagne, 70 au Danemark. Les français génèrent deux fois moins de chiffre d'affaires que les scandinaves et anglais. Dans tous les pays, il y a peu d'élasticité prix au SMS. Ils sont prêts à payer 1 à 2 Francs pour cela, mais aussi 8 Francs pour des services évolués. Au vue des expériences étrangères, le second souffle de SMS est initié par le SMS a valeur ajoutée.

Pour accéder aux contenus web d'Internet, encore faut-il les adapter au langage " mobile ". Or " si le passage du HTML au cHTML (HTML condensé) de l'i-mode est facile, le passage au WML (wap markup language) force à tout réécrire " admet Bruno Salgues (INT). Un frein important pour la création de sites wap…
Autre inconvénient : le wap possède un système de transmission de données plus coûteux, le GSM. L'utilisateur doit se connecter à chaque utilisation, ce qui ralentit la transaction (il faut entre 30 et 40 secondes pour le faire). Et conduit à un paiement relatif à la durée de la connexion. L'i-mode utilise, lui, une transmission dite " en mode paquets ", qui permet un paiement en fonction du volume de données chargées. Connectée en permanence, l'utilisateur accède aux services i-mode dès qu'il se trouve dans une zone couverte par le réseau.

Une convergence technologique possible entre l'i-mode et wap

Quoiqu'il en soit, la convergence technologique approche. Le wap et l'i-mode tendent à adopter un langage unique, qui se rapproche du xHTML. Ils bénéficieront tous deux à terme de débits plus importants (plusieurs dizaines ou centaines de kilobits par seconde contre 9,6 kbits/s aujourd'hui) grâce à de nouveaux systèmes de transmission en mode paquets (GPRS, EDGE, UMTS, et WCDMA). L'i-mode ne pourra donc plus compter sur ses avantages technologicomarketing pour assurer sa suprématie.

Mais ces avantages seront-ils véritablement décisifs ?


L'eldorado japonais du mobile

" Le wap n'est pas un échec au Japon. Lorsque NTT DoCoMo comptait 16 millions d'utilisateurs i-mode, 8 millions de japonais étaient clients du wap " rappelle Bruno Salgues de l'INT. Au-delà d'une différence wap/i-mode, le succès de l'Internet mobile au Japon serait plutôt la conséquence d'une culture et d'une situation de marché particulières.

Du côté des consommateurs, il y a un intérêt plus marqué au Japon pour les gadgets technologiques, plus de déplacements en transports en commun où la messagerie texte se révèle plus discrète que la fonction vocale. L'accès à Internet par les lignes fixes est aussi moins répandu et coûte cher. Enfin, les idéogrammes facilitent la navigation. Ces points ne sont pas déterminants pour expliquer l'échec des approches européennes.

Du côté des opérateurs, NTT DoCoMo est, au Japon, en situation de quasi-monopole. NTT a pu exiger des équipementiers la mise au point d'écrans plus larges de terminaux compatibles. Tandis que le wap a connu un démarrage difficile justement à cause du manque de terminaux compatibles. De quoi favoriser l'i-mode sur le marché japonais. Mais cela n'explique pas tout.

I-mode : un marketing gagnant

C'est en terme de business model que l'on peut parler du succès de l'i-mode, estime des experts. Une meilleure ergonomie du téléphone mobile avec des écrans plus grands et en couleur, davantage de services i-mode, proches de la réalité des consommateurs,… Rien n'a été laissé au hasard.

En Europe, l'offre des portails wap a déçu d'autant plus qu'il a été survendu. Le terme d'Internet mobile est une erreur stratégique fatale. On a des écrans monochromatiques et une vitesse de connexion lente pour des services quasi inexistants. Les gens, eux, s'attendaient à surfer sur le web avec leur mobile comme avec leur PC ! Heureusement le wap est dans le vent, même si ça ne fonctionne pas. C'est l'effet spiral de la technologie. Et les opérateurs européens soutiennent le wap.

Mais avec l'arrivée de l'i-mode en Europe, qui du wap ou de l'i-mode, s'imposera ? Il est encore tôt pour le dire. Aujourd'hui, nombreux considèrent le wap et l'i-mode comme de simples technologies transitoires avant le mobile de troisième génération. Et attendent qu'il en soit fait bon usage par les fournisseurs de contenus…


La France dans l'échec


Si les déterminants économiques du wap ne sont pas clairs, les SMS sont clairement liés à l'age.

Des enquêtes ont été réalisées par le laboratoire CRITIC et des organismes comme l'IFOP. Les utilisateurs de SMS sont corrélés à l'age.
Actuellement, ce n'est pas le cas du WAP.

 
Utilisateurs du SMS en %
Tranche d'âge
Utilisateurs du WAP en %
13
Plus de 60 ans
0.8
22
50 à 60 ans
0.8
31
40 à 50 ans
3.6
49
30 à 40 ans
3.5
73
20 à 30 ans
1.3
84
15 à 20 ans
5.6


Source : enquête Kewee, IFOP


Les internautes sont les plus réceptifs au SMS et rejettent plus le WAP. Dans les enquêtes, on note qu'il y a un rejet massif des internautes du Wap. Plus de 56% ont essayé le wap se déclarent déçus. Trois points semblent clés : la génération Internet n'accroche pas, constate-t-on. Un écran 4cm x 3cm ne permet pas de surfer. En plus, le rejet du wap ne s'explique pas par les prix.

On assiste sur la base des clients Kewee a une très forte consommation de SMS, le prix n'est pas la décision importante.

Raison d'usage du SMS % des répondants citant cette raison
Parce que le correspondant ne peut pas parler
81
Pour donner une info stockée
77
Pour dire des choses intimes qui passe mieux qu'au téléphone
74
Pour ne pas déranger les correspondants
71
Pour limiter ma facture en fin de mois
64

Source : enquête Kewee


L'i-mode joue au Risk ou comment la vague i-mode déferle sur l'Europe

Que font les vingt millions d'abonnés, et seulement cent autres millions à conquérir sur le territoire nippon, et plus de 500 millions en Europe. NTT DoCoMo veut élargir les frontières de l'i-mode. L'entreprise japonaise ouvre des bureaux en France, au Brésil, crée des alliances avec des sociétés comme l'américaine AT&T Wireless… En Europe, l'offensive prend corps avec la signature, le 18 janvier dernier, d'un contrat de joint venture. NTT s'est rapproché de l'opérateur néerlandais KPN et de son homologue italien Tim, tous deux détenteurs de licence UMTS. Leur but : offrir l'i-mode en Belgique, Allemagne, Italie et Pays-Bas avant la fin de l'année 2001.
 

Les affiliations de Tim et KPN permettront d'étendre ensuite l'offre i-mode au reste de l'Europe. Tim profite du système de l'i-mode et des alliances de NTT avec Sony (pour la Playstation sans fil) et Sega. NTT bénéficie en échange du plus grand réseau mondial avec des cartes prépayées, et un système de facturation en temps réel. Située au troisième rang européen pour le taux de mobiles*, l'Italie reste en retard pour l'usage d'Internet sur ordinateur. Une situation que la Tim juge favorable au succès de l'i-mode, mais qui est loin d'être présente partout en Europe. Pour séduire les européens, l'i-mode devra donc adapter son " business model " aux situations locales, notamment pour le contenu des services. L'idée vendeuse de Tim : l'image animée du but d'un avant-centre italien chargé en 6 secondes, dur le réseau GPRS !

>> SUITE de l'ARTICLE

Bruno Salgues
Enseignant Chercheur Laboratoire CRITIC, INT
9 rue Charles Fourier
91000 EVRY

site web : www.salgues.net
bruno.salgues@int-evry.fr

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