|

itige
après transaction
Les
recours varient selon la nature exacte de la fraude. Toutefois, la première
étape de ces recours est identique dans tous les cas.
Adressez
à votre client une lettre recommandée A.R. Vous de devez impérativement
et explicitement le mettre en demeure en stipulant le montant et le délai
qui lui est imparti. Vous avez le droit de lui rappeler les dispositions du Code
Pénal en matière de fraude. Vous n'avez pas le droit de majorer
le montant sous prétexte de frais ou autres indemnités : seul un
Tribunal est habilité à fixer ceux-ci.
Dans bien
des cas, cette mise en demeure recommandée A.R. suffira à provoquer
une résolution amiable du litige. Si toutefois ce n'est pas le cas, procédez
comme suit :
- En cas
d'utilisation d'une carte inexistante, déposez une plainte pour escroquerie
et fausse déclaration. Si vous avez le moindre doute sur l'identité
réelle de votre client (dans le cas, par exemple, de vente d'abonnements
à des services en ligne), déposez plainte contre X. Déposez
plainte soit auprès de votre Commissariat de Police ou Brigade de Gendarmerie,
soit directement entre les mains de Monsieur le Procureur de la République,
au Parquet qui siège au Tribunal de Grande Instance dont vous relevez.
Fournissez dans tous les cas une copie de tous les justificatifs (impression des
commandes, justificatifs de livraison, etc.) dont vous disposez.
- En cas
de contestation, déposez une plainte pour escroquerie seulement. Les mesures
à suivre sont les mêmes que ci-dessus.
Dans tous
les cas, parallèlement, déposez auprès du Tribunal d'Instance
dont vous relevez une procédure d'injonction de payer, en fournissant les
éléments justificatifs (ceux-ci vous sont ensuite restitués
par le Tribunal). Bien évidemment, si votre mise en demeure est revenue
avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée ",
n'effectuez pas cette procédure, car elle signifie que votre client a déclaré
soit une fausse identité, soit une fausse adresse, soit les deux.
Dans la
mesure du possible, faites suivre ce dossier par un avocat spécialisé
dans les litiges commerciaux. En effet, il vous sera d'un précieux secours
pour relancer régulièrement le Procureur de la République,
pour suivre l'avancée des enquêtes, pour demander expressément
une commission rogatoire. Cette dernière sera en effet nécessaire
pour qu'une enquête de police ou de gendarmerie permette de remonter, via
le fournisseur d'accès, à l'auteur de la fraude.
Là
aussi dans la mesure du possible, poursuivez votre client même en cas de
perte financière mineure. D'une part, de nombreux avocats sont à
même de vous proposer des forfaits annuels quel que soit le nombre d'injonctions
de payer à leur confier. D'autre part, le fit de " laisser tomber
" pour 300 ou 400 francs ne peut qu'inciter l'apprenti fraudeur à
réitérer ses escroqueries. N'oubliez pas que de nombreux fraudeurs
opèrent en réseaux. C'est à dire que si vous abandonnez une
créance de quelques centaines de francs, l'escroc ne manquera pas de le
signaler à ses confrères qui, à leur tour, vous escroqueront.
Et les 300 ou 400 francs perdus se transformeront vite en plusieurs milliers,
voire dizaines de milliers de francs.
Existe-il des
assurances contre les impayés sur Internet ?
A l'heure
actuelle, aucune compagnie d'assurance ne peut vous proposer de contrat de prévention
contre les impayés. Le GIE Carte Bancaire, lui, est assuré, dans
les cas (ares) où il ne peut se soustraire à ses obligations, et
se doit d'assumer les conséquences pécuniaires d'une fraude.
Jean
Lan�on,
http://www.jeanlancon.com
Tous
droits réservés - Reproduction même partielle interdite sans
autorisation préalable
|