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  Rien ne va plus sur le Net gratuit 
Dossier de la semaine du 24 au 30 avril 2000 par Jean Lançon

e mot "gratuit" est l'un des termes les plus demandés dans les moteurs de recherche. Un site web ne faisant pas, directement ou non, passer le message magique "tu peux laisser ta carte bleue bien rangée" aura du mal à séduire le visiteur. De nombreux particuliers, eux, utilisent les services gratuits même s'ils ne leurs servent à rien... l'important étant précisément qu'ils soient gratuits ! Question: combien de temps l'éditeur d'un service gratuit peut-il ainsi espérer tenir la barre ?

Histoire d'une surmédiatisation organisée

Au faîte de l'information de par la nature-même de leur métier, les grands médias (presse, TV, radio) ont compris très tôt qu'Internet deviendrait à terme un concurrent sérieux, susceptible de leur faire de l'ombre. La réaction logique de toute entreprise "menacée" consiste à réorganiser sa propre concurrence en y contribuant elle-même : "quitte à ce que quelqu'un nous livre une bataille sérieuse, autant que ce soit nous-mêmes !". Il fallait donc d'urgence susciter un engouement de masse pour Internet, en vue d'une stratégie future qui, si elle était inéluctable, restait encore floue. Donc, entre temps, il a fallu trouver un moyen de vendre du papier ou du spot à un auditoire qu'on pourrait ainsi, à terme, fidéliser. Même si, à l'époque, on ne savait pas encore bien comment cette fidélisation s'opérerait.

S'ensuivirent des centaines d'articles et d'émissions expliquant à Madame Tout-Le-Monde que sur Internet tout est gratuit, qu'elle y trouverait des recettes de cuisine, des modèles de tricot, des conseils éducatifs pour ses enfants, etc. Alors, comme on lui a dit que "c'est bien pour l'éducation des enfants", Madame Tout-Le-Monde a traîné Monsieur Tout-Le-Monde un samedi après-midi à l'hyper du coin, et la famille Tout-Le-Monde a ainsi fêté l'arrivée dans le foyer du premier micro-ordinateur (1990 FF TTC, une affaire en or ! ... assortie d'un engagement littéralement aliénant).

A la découverte du cybermonde

On s'attache vite à Internet, tellement vite qu'on y prend de drôles d'habitudes. Déjà, contrairement à la télévision, on ne peut pas profiter de la pub pour la pause pipi, car la pub est présente sur toutes les pages du site portail préconfiguré dans le navigateur. Et puis même, ce seraient des pauses pipi onéreuses, au prix où sont les communications téléphoniques... Alors bon, on affiche la page d'accueil du portail à chaque nouvelle connexion, et très vite on se dirige vers ses favoris. Et de lien en lien, au fil de dizaines d'heures de surf, Madame Tout-Le-Monde a pu ouvrir une adresse e-mail gratuite pour chaque membre de la famille, créer un site web où elle expose les poèmes qu'elle rédige quand elle s'ennuie, et elle a même téléchargé 4.212 logiciels, dont les trois quarts ne lui ont servi à rien, si ce n'est à reformatter son disque dur trois fois en un mois.

Mais qu'est-ce qu'on me veut, à la fin ?

Une chose que Madame Tout-Le-Monde ne s'explique cependant pas, c'est que tous les jours elle reçoit en e-mail des propositions de toutes sortes : gagner de l'argent en surfant, acheter un nouveau four électrique, etc. A force, elle finit par se rendre compte qu'avant, elle achetait davantage de magazines, elle allait même parfois sur le Minitel récupérer une information ou une autre, que cela lui coûtait plus cher, que c'était moins interactif, mais qu'on lui fichait une paix royale et qu'il y avait moins de pub. Ca tombe bien, Madame Tout-Le-Monde vient de lire dans les newsgroups qu'un super logiciel lui aussi gratuit, lui permet d'inhiber les bannières publicitaires dans les pages web qu'elle visite. Hop', ni une ni deux, Madame Tout-Le-Monde a installé le logiciel... youpi, ça marche ! A partir d'aujourd'hui, on laissera Madame Tout-Le-Monde surfer tranquille, on ne l'enquiquinera plus avec des pubs inutiles, et on ne l'obligera plus à gaspiller l'argent de ses connexions dans l'affichage de lourdes bannières 468*60.

La problématique économique

Bien sûr, l'exemple ci-dessus est caricaturé, mais son fondement reflète somme toute assez bien l'obstacle auquel se heurtent, ou vont se heurter, de plus en plus, les éditeurs de sites à accès gratuit : l'internaute ne veut pas payer l'accès, hésite à acheter en ligne, et présente des symptômes allergiques dès qu'apparaît sur son écran un message publicitaire. Donc, qui va financer le site web si de tels freins se posent sur ses ressources financières ?

Une chose est certaine : un site professionnel ne survivra pas si sa présence en ligne est à fonds perdus. Voit-on beaucoup de magasins se pérenniser quand les visiteurs n'entrent que pour regarder, et n'achètent jamais ? Tout le monde hélas n'a pas la notoriété d'un Yahoo ou d'un Altavista : sur ces sites, que le visiteur clique ou non sur les bandeaux publicitaires, la recette du portail est assurée, car l'annonceur paie à l'affichage ou à la durée de parution, et non au clic. Evidemment, ce système aura ses limites dans le temps, quand les annonceurs dresseront le bilan de leurs campagnes publicitaires, et les conséquences financières risquent alors d'être extrêmement lourdes pour les portails en question.

Au vu de quelques expériences qui m'ont été rapportées (et pour lesquelles j'ai pris soin de vérifier les éléments communiqués), il semblerait (j'insiste sur le mode conditionnel) qu'un site se présentant ouvertement comme étant une boutique obtiendra de meilleurs résultats que celui qui utilisera mille et un détours (contenu éditorial en accès libre, services gratuits, offres d'essai, etc.) pour attirer le chaland. De même, quelques expériences de sites au contenu payant semblent démontrer que les recettes, à défaut d'être encore satisfaisantes, progressent dans des proportions rassurantes pour l'avenir, notamment dans un contexte business-to-business.

Dans le domaine du business-to-consumer, l'on notera qu'aux Etats-Unis, l'une des plus belles réussites en ligne, à savoir eBay, utilise depuis longtemps un mode payant (le vendeur d'un bien paie une commission au service). En France, les deux plus gros sites d'enchères entre particuliers, à savoir Aucland et iBazar, ont adopté ce mode payant, et cela fonctionne.

Parallèlement, l'une des sociétés les plus riches sur le papier (traduction: grâce à l'artifice de l'effet de spéculation en Bourse), Amazon, licencie du personnel au fur et à mesure qu'elle innove sur le thème "attirer le chaland en lui proposant des affaires exceptionnelles". Houra.fr, le cybermarché en ligne lancé à grands renforts de trompettes en janvier dernier, ne propose, lui, rien de gratuit. Or, son chiffre d'affaires croît à une allure vertigineuse, mais il faut préciser que plutôt que de se battre sur les prix ou sur l'attirance par la gratuité, Houra.fr mise avant toute chose sur la qualité du service. Un exemple à retenir, sans aucun doute.

Je laisserai le mot de la fin à Daniel Ichbiah, qui a rédigé dans SVM Mac d'avril un excellent article, qu'il conclut en invitant les éditeurs de site à savoir imposer un mode payant, ne serait-ce que pour éviter que les articles de presse ne deviennent à terme des publicités déguisées, et que la liberté éditoriale ne soit pas muselée par des impératifs économiques et/ou publicitaires.

Jean Lançon,
http://www.jeanlancon.com

NDLR, pour compléter cet article :

 
 
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Web www.sam-mag.com



 

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