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  De la notion d'information à celle d'in(ter)formation
Dossier HORS SERIE de la semaine du 1 au 7 mai 2000 par Jean-Francois DOucet

es interrogations subsistent sur la nature même de la néguentropie qui est la matière première des nouvelles technologies de l'information. Le phénomène n'est pas nouveau d'une technique en avance sur ses concepts théoriques. Après tout, Sadi Carnot, au siècle dernier, a développé la thermodynamique bien avant que ne soit établie l'équivalence de la chaleur et de l'énergie. Mais une réflexion sur les fondements des concepts de l'information est nécessaire. Elle est ici esquissée.

Introduction

Le développement rapide et durable des nouvelles technologies de l'information appelle à une réflexion sur les changements qu'elles apportent et sur la permanence qu'elles impliquent. Sous nos yeux, assiste-t-on à une révolution comparable à celle de l'apparition du livre ? Les cybernéticiens de l'après-guerre sont-ils comparables à cet orfèvre transposant à l'imprimerie(1) avec les conséquences que l'on sait, une technique de poinçonnage bien connue des gens de son métier ?
Ces nouvelles technologies ne sont d'ailleurs pas les premières à introduire des changements profonds dans la transcription des expressions humaines. Citons pêle-mêle après l'apparition du livre imprimé en 1447, celle de la gravure en taille-douce, en 1450 des eaux-fortes, en 1650, de la lithographie en 1793, de la photogravure en 1822 pour les procédés de reproduction graphiques , clôture d'une ère scripturale. Puis une autre ère utilise un signal de transmission analogue au signal source : la télégraphie apparait en 1837 avec l'alphabet Morse, la photographie en 1839, le téléphone en 1876, le phonographe en 1877, la radio en 1895, le cinématographe en 1895, la télévision en 1932, le magnétophone en 1935 avant le bouleversement de 1948 date de l'apparition de l'ordinateur qui rend possible la transcription digitale des signaux composant de l'expression humaine.
Quelles modifications apportent donc cette transcription digitale à l'environnement humain ?

Schéma traditionnel émetteur récepteur

Cette diversité de techniques de transcription du son et de l 'image a fait apparaître une conception fréquemment admise de nos jours. Une perception humaine pour se communiquer à besoin d'un médium. Le premier médium a naturellement été la voix de telle sorte qu'un schéma élémentaire a longtemps été admis.

L'apparition du livre a légèrement modifié ce schéma puisque la compréhension d'un message par audition s'est accompagné d'une saisie par la lecture à vue. La multiplication des techniques de reproduction du livre faisait nettement apparaître, pour un messge donné, l'importance de la forme pour la compréhension de son contenu.


Figure 2. A l'audition du message oral s'ajoute la vision du texte écrit

Selon se schéma, l'information passerait d'un émetteur à un récepteur. Cette façcon de voir correspond bien à l'impression des utilisateurs : l'information passe sur un support d'un auteur à un lecteur. Ce qui s'échange serait de l'énergie, obéissant comme les autres grandeurs aux lois de la thermodynamique à la façon du calorique(2) du siècle dernier. Cette grandeur oubliée, on le sait, était considéré comme une forme de matière qui passait d'un corps chaud à un corps froid pour aboutir à un équilibre de température. La néguentropie, comme le calorique, passerait d'une source savante à un récepteur ignorant. Les connaissances de ce dernier augmenteraient comme la température d'un corps s'élève au contact de la chaleur. La néguentropie elle-même serait un degré d'organisation de signes ou un nombre de choix nécessaires à l'énonciation de quelque chose. Cette façon de voir, convient parfaitement à rendre compte de l'échange entre ordinateurs. Entre eux s'échangeraient bits, bytes ou octets. Ainsi le bit serait à l'information ce que l'électron est à l'électricité. Alors que personne - ou presque - ne pensait à mesurer un livre au poids du papier ou bien au nombre de signes qu'il transmet, les machines électroniques ont favorisé la mesure des quantités de signes mémorisés. Quantifiable, la notion d'information passait sous les Fourches Caudines de l'univers scientifique. Satisfaisant aux critères d'objectivité, la néguentropie serait indépendante des conditions d'émission ou de réception autant que de l'émetteur et du récepteur. Un simple examen du moindre dialogue vient cependant mettre en doute ces hypothèses.

Informer, c' est dire quelque chose à quelqu'un

Car dire quelque chose à quelqu'un suppose de pouvoir mettre des signifiants à la place de ce qui est signifié et de commniquer un sens à quelqu'un par leur intermédiaire. Or les ordinateurs les plus modernes ont de la peine à mettre en signe - désigner - le monde extérieur. Le moindre enfant à la différence d'un ordinateur sait mettre un mot à la place de ce qui a disparu de son environnement. De plus, dès son plus jeune âge il est capable de mettre le même mot à la place du même objet. Cette reconnaissance des objets n'est pas aisément automatisable. L'enfant a, de plus, une représentation de celui ou celle qui le frustre de sa présence et dont il utilise le langage. Très tôt, il apprend à dire les choses, les tuant pour les faire revivre ailleurs. Du monde, il dispose pour s'y mouvoir une carte couvrant le réel. S'y adaptant, il l'ajuste au réel pour faire coïncider sa carte au plus près du terrain .
 Dans un ordinateur, cette carte est maintenant mémorisée. Mais un ordinateur ne perçoit pas le terrain lui-même. Ce faisant, deux ordinateurs échangeant de l'information n'ont d'autres représentations de leur destinataire que celle qu'un être humain a bien voulu leur mettre en mémoire. Or l'émission et la réception de messages entre humains n'en est pas l'exacte réplique. En mémoire, certes, deux interlocuteurs pour se comprendre ont au moins une langue en commun. Pour communiquer chacun doit avoir de plus une représentation de l'autre. C'est cette représentation qui fait, jusqu'à aujourd'hui, cruellement défaut aux nouvelles technologies de l'information.

Evacuée par la science, la question du sens reste à l'ordre du jour.

La notion de néguentropie, évacuant la question du sens pour prix de son entrée au rang des grandeurs scientifiques, ne tient pas compte de l'origine humaine des échanges. Au contraire d'un corps inerte, un être humain perçoit une discordance entre sa perception intérieure et l'environnement extérieur. Il y réagit en formulant une demande.

Figure 3 .- Entre émetteur et médium s'insère le monde extérieur.

Soit L (lambda) la perception de l'environnement extérieur A par le sujet S. La discordance entre A et L introduit un manque noté "-". Avec ces notations, on aura : L + - = A

Cette demande notée " - " est à l' origine du désir D caractéristique du sujet S pensant et le distinguant des objets pensés. Faire de l'information une grandeur thermodynamique sous forme de néguentropie indépendante de son origine introduit par là une contradiction irréductible. (3) Entre émetteur et récepteur s'échange bien de l'énergie. A la différence des objets dont les échanges ne dépendent pas de leur perception de l'environnement, la réception correcte de ce que transmet l'émetteur d'information à son émetteur n'est possible qu'avec un minimum de perception commune. Si donc les objets ont en commun de baigner dans un champ énergétique, les humains ont en commun de devoir pour communiquer de s'accorder sur une perception de leur environnement commun.
Cette conception correspond à la définition de Norman Wiener (4) désignant l'information comme le contenu de ce qui est échangé avec le monde extérieur à mesure que l'être humain s'y adapte et lui applique les résultats de son adaptation.
        
Un signe à la place d'une chose - aliquid stat pro aliquo.

 Réduire l'information à de la néguentropie, néglige de tenir compte des mécanismes d'émission et de réceptions de l'information. Pour formuler sa pensée, l'émetteur, en effet, emprunte à la langue des signifiants. Mais cet emprunt n'est pas indépendant du récepteur auquel l'émission s'adresse. Pour être comprise du récepteur, l'information doit puiser aux mêmes sources. Le récipiendaire, en fait, ne reçoit que des signes: loin de recevoir passivement " quelque chose ", il reconstruit un sens à partir des signes mis à la place des choses et des concepts. Ce "quelque chose" n' est en fait que la trace d'une substitution d'un signe à une chose - aliquid stat pro aliquo - selon une conception médiévale du signe toujours féconde et reprise par les structuralistes modernes. (5).


Figure 4. Emetteur et récepteur partagent au moins une langue commune

Soumise aux contraintes de ses constituants, l'information est alors trace d'une absence impossible à signifier ; pour signaler une absence, on doit nommer la chose absente ; et, en la nommant, on la consigne à une présence symbolique. Puis la présence symbolique, à son tour, rend superflue la présence réelle, puisqu'elle en remplit la fonction" (6) .

La logique du teissère et de la sentinelle.

L'émetteur transmet donc au récepteur non pas " quelque chose " mais les traces d'une absence. Qualifiées d'immatérielles, ces traces ont cependant un effet de signifiant comme l'a montré Edgar Poe dans sa nouvelle " La lettre volée " reprise par J Lacan. Une lettre compromettante écrite par une reine déclenche des intrigues au plus haut niveau de l'Etat sans que le contenu de la lettre soit mentionnée dans la nouvelle. C'est dire que le fait de connaitre l'existence d'une organisation de signifiants a un effet indépendant du sens qu'ils transmettent. Dans la nouvelle d'Edgar Poe, ces signifiants n'auraient eu aucun effet s'ils n'avaient été consignés sur du papier par une reine. Ils suffisent donc à montrer, si besoin en était, que l'information transmise par la lettre volée dépend bel et bien des émetteurs et récepteur de l'information..Les cybernéticiens de la néguentropie, s'ils réduisent l'organisation des signifiants à une structure transmissible, n'en omettent pas moins cet événement entre la reine et son amant. Or " ce qui s'est passé entr'eux " prend son importance par la force des symboles que leur correspondance émet .
Dans l'antiquité lorsque deux membres d'une même secte se rencontraient pour la première fois, ils avaient l'habitude d'échanger un teissère, petite plaque d'argile qu'ils cassaient et dont chaque membre conservait un morceau. Lors d'une rencontre ultérieure, les deux parties de la plaquette étaient mises en contact: la coïncidence de la cassure indiquait aux deux membres qu'ils appartenaient à la même secte. Ce procédé illustre une des propriétés du symbole d'être une trace - comme la cassure d'un teissère - d'un évènement survenu entre deux témoins. Dans ce contexte, échanger de l'information, c'est évidemment échanger une série de symboles: mais, bien plus, c'est tester à l'aide de ces symboles l'appartenance de deux interlocuteurs à un même communauté de sens.
        L'usage du mot de passe par une sentinelle illustre le procédé de reconnaissance par les traces. Les sentinelles gardant un camp recoivent un mot de passe de leur officier. A l'approche du camp, tout visiteur doit dire le mot de passe. Si une sentinelle le reconnait comme identique à celui qu'il a mémorisé, le visiteur est considèré comme ami ( dans le cas contraire, il est rejeté comme ennemi ). Au contraire de l'examen visuel du teissère, la trace est, dans ce cas, vocale. Mais l'effet en est le même de pouvoir reconnaitre l'appartenance de deux personnes à une communauté de sens. Dans le cas du visiteur d'un camp militaire, le sens partagé n'est pas celui que donne une secte de la réalité mais bel et bien le but de l'action militaire en cours.
        Cette reconnaissance des amis suppose que la sentinelle sache qu'il existe des visiteurs connaissant le mot de passe. C'est cette connaissance qui manque à une minibanque recevant la visite d'un client. Il doit signaler sa présence à l'appareil en introduisant sa carte bancaire. La concordance du code magnétique de la carte avec celui mémorisé par la minibanque permet de compter le visiteur au nombre des clients de la banque. Pour ainsi dire, à chaque transaction, un client doit apprendre à l'appareil son existence. Cette existence une fois assurée, le code d'identification de la carte, connu de son seul détenteur authentifie le client. L'entrée du code correspond donc à une reconnaissance par une sentinelle. La machine aveugle établit alors que le détenteur de la carte bancaire est également celui du code.

Le sujet est " res cogitans" et l'objet " res extensa"
        
Echangeant de l'information, l'émetteur transmet donc un accord sur une communauté d'appartenance avec le récepteur. Une fois cet accord fait à l'aide d'une trace de connaissance et de reconnaissance, le sujet récepteur peut comprendre l'émetteur. Les deux sujets - res cogitans -partagent tout ou partie du même objet - res extensa. Se faisant signe, ils partagent le signifié intelligible -signatum de de Saussure- à l'aide de signifiants ou signans. Ils adhèrent à la même conception du réel par une langue commune qui le couvre comme une carte.


Figure 5.- Emetteur et récepteur ( res cogitans) partagent une même compréhension du réel ( res extensa).

Le sujet S (7) se distingue du monde extérieur des objets. Dans une telle perspective, l'information qui lui parvient sous forme de signes fait partie de ce monde extérieur. Du bout de sa souris, le sujet "S" efface l'information comme on fait disparaître quelque chose ( Effacement des traces ). Il la transporte d'une mémoire à l'autre comme s'il déplacait un objet-chose dans l'espace (Dissémination). Dans le temps, il la mémorise également pour la conserver ( Différance ). Il peut la répandre également à son gré comme autant de produits disséminés ici ou là soumis aux lois du marchés. Mais le schéma précédent laisse apparaître les origines orales de la transmission des expressions humaines (Phonologisme).Sur ce point, les nouvelles technologies de l'information apporteront sans doute des bouleversements profonds. Si la technique du livre a permis de distinguer le fond de la forme, la transcription électronique du signe mettra sans doute en évidence la structure du message. Comme une clef de voûte maintenant l'équilibre des piliers, cette structure viendrait tenir fond et forme sous un même chapître. Une expression d'une perception ne serait pas seulement fond et forme mais aussi dépendante de sa structure. De l'information ignorant le support de son expression, l'objet à la place duquel les signes sont émis et le destinataire de son expression, on passerait à l'interformation tenant compte de ces composants selon deux axes : celui d'une convention d'appartenance et celui du support ( fond , forme, structure).



Figure 6- L'interformation est un échange d'un message (fond, forme et structure )à partir d'une convention d'appartenance entre émetteur et récepteur.

Révolution ou évolution des technologies de l'information ?

L'échange de néguentropie exigerait alors de l'émetteur et du récepteur un accord au moins partiel sur le sens donné à leur environnement. Ensuite, les opérations se résumeraient à la dissèmination ( copie et distribution) , à la différance, c'est-à-dire à la conservation dans le temps des signes et des méthodes de lecture des signes et à l'effacement des traces. C'est avant tout à ces opérations que les ordinateurs rendent les services les plus utiles.
  
Support de l'expression Logocentrisme Phonologisme Différance Effacement des traces Dissèmination
1948-ordinateur
x
X
X
X
X
1935-magnétophone
.
.
X
X
X
1932- télévision
.
.
X
X
X
1895-cinématographe
.
.
X
X
X
1895-radio
x
X
X
X
1877-phonographe
.
.
X
X
X
1876-téléphone
x
X
X
X
1839-photographie
.
.
X
X
X
1837-télégraphie
x
X
X
X
1822-photogravure
.
.
X
X
X
1793-lithographie
.
.
X
X
X
1650-eaux-fortes
.
.
X
X
X
1450-taille-douce
.
.
X
X
X
1447-livre imprimé
x
.
X
X
X
Ecriture
x
.
X
X
.

La transcription électronique laissent à l'utilisateur le champ libre pour explorer son champ des possibles. Au début du siècle, il ne disposait, sa vie durant pour s'adapter à la nature que des connaissances consignées dans quelques livres. Armé autrefois d'une métaphysique, son adaptation consistait à réajuster périodiquement une représentation apprise pour la vie entière. Désormais, une carte constamment à jour sera mise à sa disposition pour l'aider au cours de son existence à s'adapter à une techno-nature. Il est passé d'une lecture linéaire d'une interprétation du monde de quelques auteurs préferrés à une traversée d'un réseau de mailles en mailles. Il quitte alors un vérité normative et dispose désormais d'interprétations partielles offertes à tout un chacun comme autant de réponses aux demandes d'un marché. A sa place dans la société, échelon dans une hiérarchie pré-établie s'ajoute une identité fictive constamment en mouvement.
De l'ordre des vertèbrés terrestres vivant dans la nature, il est alors passé à celui des amibes interformées au gré d'une navigation dans la techno-nature de sa fabrication.

Notes et indications bibliographiques :

1.- En toute rigueur, Johannes Genfleisch dit Gutenberg n'est pas inventeur de l'imprimerie mais de la typographie.
2.- Puis le calorique, après Sadi Carnot en 1831 est devenu une forme de la puissance motrice. De ce point de vue, l'énergie pouvait prendre différentes formes : énergie mécanique, électrique, cinétique, chimique pouvait passer d'une forme à l'autre. On remarquera le paradoxe faisant passer la nature du calorique d'une forme de la matière à une forme d'énergie alors que notre siècle démontrera l'équivalence de la masse et de l'énergie.
3.-Alain Milon, La valeur de l'information entre dette et don, P.U.F, Paris, 1999. P 3.
4.- Alain Milion, op.cit. p 23.
5.- Jacques Derrida, Positions, Editions de Minuit, Paris, 1972. P 29-
6.- Jean Fisette, universitaire de Montreal au Quebec.
7.- La distinction entre " res cogitans" et " res extensa " a été exprimée par Descartes. " Res cogitans" et " res extensa " était pour Descartes distincts mais réunis par Dieu.
John Briggs: David Pat. L'Univers Miroir. Editions Robert Laffont, Paris,1986. p 17.
 Voir aussi :
Michel Cazenave. Science et symboles, Les voies de la connaissance, Albin Michel, Paris, 1986. P 255.


Jean-francois Doucet
Oslo, décembre 1999.

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