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Orange : raisons d'un échec
Dossier "le directeur" du 05/03 au 18/03 2001 par Fabrice LEFEVRE SORY

près sa première journée de cotation, l'action Orange a fini sous sa valeur d'introduction, en repli de 1,1%, alors que l'offre avait été 2,5 fois souscrite. Après une semaine de cotation, la valeur affiche une perte de presque 6%. Cet accueil mitigé réservé au pôle téléphonie mobile de France Télécom est un nouvel exemple de la défiance actuelle des investisseurs en ce qui concerne les valeurs télécoms. Toutefois, on ne peut attribuer le demi-échec de cette introduction au dégonflement de la bulle spéculative autour des valeurs du secteur. Certaines des modalités de l'offre y ont contribué.

France Télécom a acquis Orange, premier opérateur mobile en Grande-Bretagne, en mai 2000 pour 50 milliards d'euros. L'opérateur historique a non seulement acheté une société performante mais surtout une marque qu'elle a choisi pour commercialiser ses activités mobiles dans toute l'Europe. Le nouveau groupe revendique ainsi 30 millions de clients en Europe et dans le reste du monde, à travers ses filiales Itineris, Orange UK, Mobistar en Belgique et Wind en Italie. La société possède également 28,5% de l'opérateur allemand MobilCom.

Plusieurs raisons expliquent l'échec de cette introduction. Tout d'abord, les surenchères des licences UMTS ont effrayé plusieurs investisseurs. De nombreux analystes s'interrogent sur la nécessité absolue de détenir ces fameuses licences à des prix élevés. Il se pourrait bien que les bénéfices retirés de cette nouvelle technologie ne compensent pas le fort endettement qu'implique leur acquisition. Les désistements de Suez-Lyonnaise et de Bouygues dans la course à lUMTS sont venus étayer cette hypothèse. Plus généralement, le marché s'interroge sur le potentiel de croissance de la téléphonie mobile et surtout sur les niveaux d'endettements des opérateurs télécoms européens.

Mais les conditions de marché n'expliquent pas tout. L'opération d'introduction et ses modalités expliquent en partie cette défiance. Tout d'abord, France Télécom a dû réviser sa fourchette d'introduction fin janvier sous la pression des investisseurs. Au final, l'offre a valorisé Orange à 46,8 milliards d'euros soit 2 à 3 fois moins que ce qu'attendait la direction en mai 2000.
Ensuite, l'opérateur historique a émis dans le même temps des obligations convertibles en action Orange, permettant aux " Hedge Funds " d'obtenir à moindre prix des titres Orange. En effet, l'obligation, de maturité 2 ans, offrait une prime de 27% par rapport au prix proposé aux institutionnels couplée à un coupon de 2,5%. Les fonds spéculatifs ont donc vendu leurs actions Orange pour couvrir leurs achats d'obligations.
Enfin, les raisons de l'introduction d'Orange n'étaient pas stratégiques. Cette opération était avant tout destiné à financer le rachat d'une partie des 9,9% du capital de France Télécom que détient toujours Vodafone. Mais, le résultat de l'émission devrait rapporter 9 milliards d'euros à l'opérateur français tandis qu'il devra débourser 7 milliards pour récupérer ses titres auprès du groupe anglais.

Même si son introduction a été ratée, Orange reste quand même une valeur attractive et un challenger Vodafone, numéro un européen. L'image de marque de la société est très bonne, et différentes acquisitions en Europe lui ont permis de bâtir un bon réseau d'opérateurs. Face à Orange et Vodafone, la stratégie des autres opérateurs européens semblent être un peu floue. BT Cellnet, filiale de British Telecom, s'est liée les mains en prenant de nombreuses participations minoritaires sans pour autant maîtriser le management. La stratégie européenne de Deutsch Telekom se fait plus floue après l'acquisition de l'Américain VoiceStream et Moody's vient de dégrader la dette senior de KPN.

Richelieu Finance : Fabrice LEFEVRE SORY
Chargé du développement stratégique
          Tél. : 01.42.89.00.00.
         www.richelieufinance.fr

 

 
 
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