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ernier
rempart avant la cessation d'activité, dernier espoir de
rester dans la bataille : l'alliance avec une société
mortar. L'analyse d'Abcool ne dément pas la tendance actuelle
qui veut qu'une dotcom ne peut pas survivre si elle n'a pas d'attache
avec une société traditionnelle. Actuellement en
négociation, le tour n'est pas joué.
" En un an, les investisseurs sont passés d'un extrême
irrationnel à un autre, d'une fièvre de surinvestissement
à une défiance excessive face à Internet
". François Benveniste, le PDG d'Abcool,
est de ses net-entrepreneurs entièrement dépendants
des humeurs boursières. Même s'il annonce un chiffre
d'affaires de 3 millions de francs et plus de 22000 objets vendus,
les objectifs " étaient trois fois plus hauts et il
a besoin de fonds. Aujourd'hui, soit il réussit à
lever, soit il met la clé sous la porte.
D'où l'impétueuse nécessité de rassurer
les investisseurs et les clients. L'arme ultime : la fusion avec
une société mortar, installée, rentable et
en quête de nouvelles opportunités commerciales.
" En ce moment, les anciennes sociétés sont
en train de marquer des points : la FNAC
en est bel exemple. Ils ont leur nom de marque pour eux ".
Une condition à la condition
Ils ont aussi des compétences avérées dans
la chaîne commerciale que les start-up n'ont pas pu démontrer
jusqu'à aujourd'hui. " Je ne crois pas que les dotcoms
soient moins compétentes en la matière. Si certaines
ont fait des erreurs, il ne faut pas généraliser.
La dimension anxiogène d'Internet alimentée par
les médias est liée aux problèmes de sécurisation
de paiement, au risque de piratage. Le facteur psychologique joue
énormément surtout en France où les habitudes
sont longues à s'installer ".
Toujours est-il que le temps est venu pour François Benveniste
de trouver un allié de choc. Partner jouet était
le partenaire mortar idéal pour Abcool. Le projet est en
cours : la création d'une holding réunissant les
deux sociétés avec à sa tête, le PDG
de Partner jouet. Mais, cette fusion est soumise à condition
: lever des fonds
Partner jouet ne s'engagera que si Abcool
trouve un investisseur
Un cercle vicieux s'est mis en place.
Dans la cas où la levée de fonds se finalise, le
site abcool serait sauvé mais deviendrait la vitrine Internet
du géant mortar. Une éventualité qui n'inquiète
pas François Benveniste. " Je préfère
être le vice-président d'une grande holding qui marche
que le grand patron d'une société bancale "
Webreport.fr
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