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nouveaux envahisseurs de notre vie privée s'appellent
aussi les cybercriminels. Crackers, Hackers, Phreakers et
autres cyberdélinquants ont trouvé un vaste
terrain d'exercice : le Web ! Une menace qui frappe aussi
bien les entreprises que les particuliers et contre laquelle
se bat Daniel Martin, fondateur du cybercriminstitut.
Commissaire
divisionnaire de la Police Nationale, et actuellement détaché
auprès de l'OCDE, Organisation de Coopération
et de Développement Economique, en tant que chef
du service d'Assistance et de Protection, Daniel Martin
est devenu un expert international en cybercriminalité.
" A l'OCDE, il existe aussi différents comités
dont ceux de l'e-commerce, cryptologie, et de la protection
privée. L'un des premiers constats évidents
est qu'il n'y a pas de règles véritablement
établies sur le Web. Sans oublier qu'il s'agit d'un
réseau mondial avec, en présence, autant de
pays et de continents différents, dans leur culture,
leurs pratiques. Et que sur le Net, tout se passe en temps
réel ! L'espace et le temps sont gommés, les
frontières et les distances sont supprimées.
Les NTIC sont bel et bien un cocktail détonant !
"
De l'autorégulation à la corégulation
!
"
Je ne suis pas pour que l'Etat mette son nez partout et
s'alloue des droits d'ingérence, systématiquement.
Mais l'Etat et surtout l'Etat démocratique est aussi
un garant des libertés des individus. Il est source
de droits et de devoirs, régis par des lois que nul
n'est censé ignorer. Les internautes resteront toujours
des citoyens, et pour les défendre contre les abus
ou les méfaits dont ils sont victimes, il faut qu'il
existe un code et des textes de référence,
une base juridique sur laquelle on peut s'appuyer pour agir
et réagir. Et si ce code doit être international,
en raison de la dimension mondiale du Web, c'est à
l'Etat et à tous les Etats de fixer les règles,
tout en conservant un espace de liberté. Le Net est
très utilisé et par tout le monde, des adultes
comme des enfants. Des enfants qu'il faudrait éduquer
à toute la réalité de l'Internet ,
en ne privilégiant pas seulement les performances
techniques de l'outil en lui-même."
Sécuriser Internet
Attaques à virus armés, détournement
de numéros de cartes bancaires, délits informatiques,
transactions illégales, notamment, sont autant d'actes
de cybercriminalité. Deux grandes tendances y sont
reconnues : diffusion de virus et assauts répétés
des machines. " Ces utilisations déviantes ont
de graves conséquences et c'est pourquoi nous avons
fondé, notamment en collaboration avec des universitaires,
des diplomates, des chefs d'entreprise, des juristes, des
fonctionnaires, une association à but non lucratif
: le cybercriminstitut. Bientôt présent sur
le Net, sur www.cybercriminstitut.org,
(ndr. limité à une homepage pour l'instant)
notre institut sera international et interdisciplinaire,
en étant à la fois un espace de réflexion,
de concertation et un support technique, au service et à
la disposition de tous. Le cybercriminstitut, sera un nouveau
thermomètre, à même de prendre la température
et d'évaluer au plus près la menace qui nous
touche. Nous avons déjà déterminé
quelque peu les profils des criminels " on line "
qui nous entourent. Ils sont jeunes et dépassent
rarement la cinquantaine. Ce sont uniquement des hommes,
pas de femmes pirates. Ces surdoués du langage informatique
aiment à communiquer exclusivement avec leurs machines
et aspirent à la reconnaissance de leurs dons sur
la place publique. Un trait commun avec certains grands
criminels du monde physique. Et si certains d'entre eux
se reconvertissent, comme aux Etats-Unis, dans les bureaux
de la CIA, NSA ou du FBI, d'autres ne sont pas facilement
réinsérables. C'est pourquoi la cybercriminilaté
exige au sens large de nouvelles réponses. "
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