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a Biométrie, mais qu'est-ce donc ? Une mesure
de l'humain, si l'on se base sur la racine bio- et le suffixe
-métrie ? C'est plus que cela ! Il s'agit plus précisément
d'un mode d'authentification et de garantie de l'identité
d'un individu. Un mode déjà expérimenté
par les services de la police et de l'armée, et qui
s'étend désormais à d'autres applications,
grâce aux nouvelles technologies, mais dont l'enjeu
capital est la sécurité. Une sécurité
d'autant plus vitale aujourd'hui, dès lors qu'il
s'agit de contrôler l'accès et l'identité
de la personne, dans un certain nombre d'opérations
quotidiennes, mais aussi de certaines transactions à
distance.
"
Si l'on devait respecter terminologie française exacte,
il faudrait dire anthropométrie, mot que l'on utilisait
dans le cadre des empreintes digitales policières.
La définition de "Biométrie", donnée
par le Petit Robert, est en fait : "Science qui étudie
à l'aide de mathématiques (statistiques, probabilités)
les variations biologiques à l'intérieur d'un
groupe déterminé". La biométrie
est donc un anglicisme. Toujours est-il que la biométrie
est la mesure d'éléments caractérisant
un être humain, des éléments qui lui
sont propres et uniques ", déclare Didier Guillerm,
spécialiste en biométrie, créateur
notamment du portail francophone Biométrie
on line : la Référence en la matière
sur le Net.
Hier,
l'anthropométrie.
" La biométrie n'est pas née d'aujourd'hui.
Les services de police y recourraient déjà,
il y a plus de 100 ans, avec la prise et l'enregistrement
des empreintes digitales, - ce que l'on appelait anthropométrie,
à l'époque. C'est grâce aux travaux
successifs d'observation, d'analyse et d'interprétation,
qu'ont été découvertes non seulement
toutes les particularités de l'empreinte digitale
humaine, -des particularités uniques à chaque
individu-, mais aussi leur utilité et leur utilisation
en tant qu'instrument d'identification. L'empreinte digitale
est donc le système existant le plus ancien et qui
préfigure les premières applications biométriques,
basées sur l'enregistrement et la reconnaissance
de l'empreinte digitale d'une personne ", révèle
Didier Guillerm.
" Le premier système automatique d'authentification,
basé sur les empreintes digitales, a été
mis en place et généralisé au début
des années 1960. Les images d'empreintes digitales
sont relativement simples à capter, d'autant plus
avec les appareils actuels, car l'information mémorisée
tient globalement à la forme des lignes digitales,
lesquelles restent les mêmes toute la vie. Cette information
va être cryptée, avec les caractéristiques
propres à l'individu lui-même."
Aujourd'hui,
la biométrie.
" La biométrie est une science qui permet d'identifier
et d'authentifier l'identité d'une personne, soit
à partir de caractéristiques physiques, morphologiques
-doigt, iris, rétine, forme de la main et de l'oreille,
voix-, soit à partir de caractéristiques comportementales
-signature manuscrite, démarche, ou encore manière
de taper sur un clavier, sans oublier l'ADN (Acide Desoxyribo
Nucléique). Et pour parfaire la définition
de la biométrie, c'est un véritable moyen
complémentaire de prouver que l'on est ce qui l'on
dit être", souligne Didier Guillerm.
" L'analyse biométrique se fait globalement
en deux phases. La première consiste à enregistrer
les propriétés de l'individu, soit physiques,
soit comportementales ; la seconde à en contrôler
la similitude, lors de la vérification" souligne
Didier Guillerm.
Les moyens biométriques
" Dans les autres procédés d'identification,
il y a donc celui du visage, assez connu, mais aussi celui
de la voix, lesquels ne se révèlent pas encore
suffisamment fiables. Celui de la main repose sur sa géométrie
tridimensionnelle : celle de la paume, des dessins des lignes
et de la longueur des doigts, mais il suppose un équipement
plus encombrant. Quant à celui de l'iris, il n'est
pas toujours évident à mettre en uvre
pour l'usager, tout comme celui de la rétine, notamment
en raison de la nature sensible de l'il. Il y a aussi
celui de la signature appelée dynamique par son principe
de vérification, basé sur la différenciation
entre les parties d'une signature qui sont habituelles et
celles qui changent avec presque chaque signature. Le visage,
la voix, la main et la signature dynamique peuvent concerner
le contrôle d'accès logique, d'accès
physique, de gestion horaire, de base de données
judiciaire, de téléphonie et de carte à
puce "
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la 2ème partie >>
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