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parle beaucoup des serveurs cachés de Napster et
de l'échange illégal de MP3 sur la toile
Spontanément, on se met du côté des
petits fraudeurs en critiquant les prises de positions "réactionnaires"
des artistes ou des majors qui ne veulent pas se laisser
piller. Au cur des querelles, le SNEP défend
et conseille les victimes.
Comment
réagit-on quand on est un artiste français
et qu'on découvre que ses chansons sont téléchargées
dans la plus totale impunité ?
On se tourne, par exemple vers le SNEP, syndicat
national de l'édition phonographique.
Cette organisation professionnelle propose en effet ses
services de porte parole aux producteurs de phonogrammes
comme aux majors et aux indépendants.
Son rôle ? Communiquer les statistiques de la profession,
alerter les pouvoirs publics lorsqu'il y a abus de droit
(par exemple, l'échange illégal de fichiers
sur le net) et surtout représenter les plaignants
lors des démarches juridiques.
Frédéric Goldsmith, directeur juridique du
SNEP se veut rassurant : "L'artiste volé n'est
pas seul ! Dans un premier temps, il doit contacter son
producteur qui saisit à son tour la société
de gestion (la SACEM et sa cellule de lutte contre la piraterie).
Ensuite, il peut avoir recours à nos services pour
le suivi et l'accélération (si besoin) des
procédures judiciaires.
Dans
le grand débat sur l'échange des fichiers
de MP3, le SNEP est donc un interlocuteur privilégié
entre les pouvoirs publics et l'artiste. Etre bien représenté,
c'est important, surtout quand on sait que snep veille sur
80% des acteurs du disque en France, c'est à dire
fabricants , producteurs et distributeurs confondus. Un
travail de l'ombre, mais un travail qui prend plein sens
en ces temps phonographiques troublés
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