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ier,
Emmanuel Navarro nous faisait une rapide revue des concurrents
les plus dangereux de Napster et les problèmes internes
qui ont annoncé la mort prématurée
du serveur des serveurs.
Aujourd'hui, il nous dresse la liste des apôtres du
regretté Napster, ceux qui prennent la relève.
Napster
repose en paix : mais auparavant, il a eu soin de diffuser
la bonne nouvelle : il y a un monde merveilleux où
le MP3 est en libre échange !
Internet Quotidien : est-ce que tu peux nous donner le
nom du prochain Napster ?
Emmanuel Navarro : "Pas facile de
prévoir la venue du remplaçant. Il y a plusieurs
prétendants au titre.
D'abord, BEARSHARE : du type Gnutella, il se connecte aussi
sur d'autres réseaux similaires comme Limewire (qui
est un autre outil P2P).
WIN MX : du genre Napster, mais autorise plusieurs connections
simultanées sur plusieurs réseaux : MusicCity,
Napster, etc.
KASAA: un inconnu mais très bon, similaire à
Napster. Cependant, il bénéficie d'un portail
web qui effectue les recherches sur les internautes connectés
à Kazaa, limité à 15 essais pour le
portail, le soft est gratuit. Et plein de contenus illégaux
!
Mais les plus connus (pas forcément avec raison
)
restent Newtella et Rapigator qui se basent respectivement
sur les systèmes Gnutella et Napster. Peut être
entendra-t-on parler d'Audiogalaxy.com : c'est un système
qui fonctionne de façon totalement différente
de Napster. La recherche s'effectue à travers des
pages web reliés aux fichiers des internautes, il
conserve même les titres des morceaux en off line.
Dès qu'on passe en ligne, le téléchargement
s'effectue. C'est un bon système, mais un peu plus
compliqué que feu Napster."
IQ : cette liste signifie-t-elle que jamais le libre
échange de MP3 ne pourra être empêché
par les autorités ?
EN : "C'est vrai ! Le futur s'annonce
rayonnant pour ces outils qui sont hors la loi mais impiégeables
vu que chaque internaute joue depuis chez lui le point de
relais. Des milliers de serveurs impossibles à localiser
tous en même temps. Donc, personne à arrêter
!
D'abord il y a le problème de la traçabilité
des utilisateurs : on pourrait les repérer pour ensuite
les mettre en garde, mais se pose alors la question du respect
de la vie privée. Certains pays l'on fait, comme
le mien [la Belgique]. Le CCU (Computer Crime Unit) de Bruxelles
a tracé 15 000 utilisateurs pour ensuite exiger des
ISP (les providers) de leur fournir les coordonnées
des suspects. Ils ont ensuite envoyé un mail aux
fraudeurs pour les mettre en garde contre ce genre de piratage.
Mais ce sont les "gros" trafiquants que les autorités
veulent coincer, pas les autres
Ensuite, il y a le fait que Napster a reçu
le soutien de nombreux artistes désirant lâcher
leur éditeur (Prince et d'autres
) et même
de l'Electronic
Frontier Foundation (EFF) qui est entièrement
pour le développement des systèmes P2P représentatifs
des idées originelles de la liberté sur le
net.
Enfin, la colère des internautes qui payent trop
cher les cd alors que c'est si facile et peu onéreux
de télécharger ses morceaux préférés
! Le petit utilisateur n'a donc rien à craindre
à condition que les téléchargements
et la distribution ne soient pas abusifs !"
A bon entendeur
Webreport.fr
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