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'accessibilité
à l'informatique et à Internet tient pour
beaucoup à l'apparition de matériel et de
logiciel. Des " aides " qui font le lien entre
l'écran, le " texte noir " et les personnes
non-voyantes.
Créée
en 1889 et reconnue d'utilité publique en 1891, l'association
AVH, Valentin Haûy
a pour but d'aider et d'informer les personnes malvoyantes
dans tous les domaines. Le domaine informatique fait parti
des grands enjeux à relever et la réussite
passe par la vente de matériel.
Jacques Massin est le responsable du service matériel
spécialisé de l'association. Il gère
une boutique
de plusieurs centaines d'articles, tous dédiés
à dominer le handicap de la cécité.
" Sans but lucratif bien sûr, nous sommes une
association ", précise Jacques Massin.
Soft
et hard
" Nous vendons aussi bien à des particuliers
qu'à des professionnels ou des collectivités
locales pour équiper des postes de travail et les
adapter au handicap du personnel ".
Le software indispensable s'appelle " Jaws ",
le joyau. Ce logiciel transcrit en braille les informations
qui défilent à l'écran. Il est en fait
une passerelle pour accéder à Windows mais
supporte aussi l'utilisation de logiciels comme Excel, word
ou encore le navigateur Internet explorer. Les versions
les plus récentes sont équipées d'une
synthèse vocale.
Côté hardware, les besoins des personnes déficientes
visuel sont énormes. Terminaux ou plages braille,
imprimantes braille, machine à lire, télé-agrandisseurs
ou claviers adaptés, tout le matériel informatique
basique doit être complété par des adaptateurs.
Et évidemment, les coûts sont très élevés.
Des
prix dissuasifs
" Les quantités vendues sont minimes, le marché
est petit et donc, les prix sont très élevés
", expliquent Jacques Massin. Des exemples ?
Comptez entre 16 000 et 21 000 francs pour une imprimante
braille, entre 10 000 et 17 000 pour la passerelle Jaws,
6500 francs pour de reconnaissance de caractères
et plus de 20 000 francs pour une machine à lire.
Doublé d'une circulation difficile de l'information
surtout basée sur le bouche à oreille, le
frein financier est énorme. Il existe encore des
personnes atteintes de cécité qui, soit ne
connaissent pas ces aides, soit ne peuvent pas les acheter.
Webreport.fr
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