Actualites | Forum |Archives
Le magazine des d�cideurs et webmasters qui gagnent !
Inscription | Livre d'or | Plan du site | 15 visiteurs actifs
   
A la Une
Actualit�
Dossiers
Communiqu�s
Coin Technique
Agenda des salons
Emploi
Echange de liens

Archives
S�lection
Exp�rience qui parle
Internet quotidien
Tous les dossiers

Forum
Forum SAM-MAG

Guides
Check-list de la promotion des sites
Promouvoir et r�f�rencer les sites web

Contact
Nous contacter
Newsletter
La protection des donn�es personnelles


 
  Commerce électronique : bien comparer les offres bancaires 
Dossier de la semaine du 25 au 31 octobre 1999 par Jean Lançon

endre en ligne est devenu facile : des scripts, des logiciels et m�me des applications on-line telles Generic-Commerce par exemple, vous permettent de monter votre boutique virtuelle en quelques dizaines de minutes tout au plus. Mais la v�ritable question logistique qui se pose est : comment, et sous quelles conditions, allez-vous vous faire payer ?

G�n�ralit�s

Toute banque est, en th�orie, capable de vous fournir un TPE (terminal de paiement �lectronique) et de l'assortir d'un contrat dit "VAD" (vente � distance). Cette solution vous permet, contre un abonnement forfaitaire plus une commission pouvant aller de 0.75 � 2.50 % du chiffre d'affaires, de saisir les coordonn�es de la carte bancaire de votre client distant, et de valider une transaction qui se traduira par un virement sur votre compte du montant de la vente (sous d�duction de la commission).

J'ai bien dit "en th�orie", car de nombreux probl�mes se posent, et le parcours du futur cyber-commer�ant prend vite les allures d'un labyrinthe.

Offre soumise � �tude

Si votre entreprise vient de se cr�er, il n'est pas dit que votre banquier vous accordera le TPE, � plus forte raison avec un contrat VAD. En effet, bon nombre de banques requi�rent que le commer�ant apporte des �l�ments probants quant � son s�rieux et � sa solvabilit�. Certaines banques demandent m�me des d�p�ts de garantie pouvant parfois atteindre 15.000 francs. Inacceptable pour une petite start-up.

De surcro�t, certaines banques refuseront de vous accorder ce service si elles estiment qu'il y a un risque li� � la nature de la vente : prestation de service (bien non "palpable"), t�l�chargement de logiciel, etc. D'autres ont �galement des r�gles de d�ontologie (pas de marchandises dites "pour adultes", pas de biens p�rissables, etc.).

Co�t du syst�me et d�lais de paiement

Le co�t d'un tel service, et surtout sa formule de tarification, varie d'une banque � l'autre. A priori il n'existe rien � moins d'environ 100 francs HT/mois, assorti dans tous les cas d'une commission sur chaque transaction (0.75% � 2.50% du chiffre d'affaires TTC). Compte tenu du co�t global assez faible, et du fait qu'une grande partie de ce co�t est directement proportionnelle au C.A. r�alis�, il est permis de consid�rer que les offres propos�es sur le march� bancaire sont, � la finale, sensiblement �quivalentes.

En revanche, des �carts consid�rables existent quant au d�lai dans lequel la banque vous reverse le montant de la transaction. Ces d�lais varient en effet de 48 heures �... 7 mois dans certains cas ! Certaines banques refusent en effet de vous reverser quoi que ce soit tant que le d�lai l�gal de contestation par le porteur n'est pas expir�. Autant dire qu'un tel d�lai est un frein total au d�veloppement du commerce �lectronique.

La s�curit�

La plupart des contrats TPE avec VAD impliquent que, pour toute transaction sup�rieure � g�n�ralement 600 francs, le terminal appelle le centre d'autorisation bancaire pour obtenir un num�ro d'autorisation. Vous avez �galement la possibilit� d'appeler, t�l�phoniquement parlant, le m�me centre pour obtenir une autorisation pour des transactions d'un montant inf�rieur.

Dans tous les cas, cette autorisation ne vous garantira pas contre la facult� de contestation dont b�n�ficie le porteur de la carte, et ce m�me si c'est bien lui qui a command� et qui a �t� livr� ! Certes il existe des recours contre ce type de fraudes (identification formelle de l'auteur de la transaction sur commission rogatoire), et ces abus sont passibles d'une amende pouvant atteindre 2.500.000 francs et d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'� 3 ans, mais certains ne l'ont pas compris et fraudent quand m�me. Et en attendant, la banque vous red�bite du montant int�gral de la transaction (la commission bancaire reste donc perdue pour vous).

Mais le pire, c'est que dans bon nombre de banques, l'autorisation ne vous garantit m�me pas que la carte utilis�e existe bien ! Aussi incroyable que cela puisse para�tre, la plupart des centres d'autorisation bancaires ne savent seulement v�rifier que la carte n'est pas en opposition et qu'elle n'est pas en d�passement d'encours. Or, une fausse carte ne pouvant par d�finition �tre en opposition ni en d�passement d'encours, sera accept�e si l'algorithme de son num�ro est correct ! Evidemment, quelques jours plus tard votre banque red�bitera votre compte au motif "carte inexistante"... apr�s avoir quand m�me encaiss� une commission qui ne vous sera jamais rembours�e !

Quelles solutions concr�tes ?

Il faut savoir qu'aucune banque ne peut vous garantir contre les recours en contestation que peuvent exercer les porteurs des cartes bancaires que vous avez d�bit�es. Cela changera � terme avec le syst�me des lecteurs de cartes int�gr�s aux ordinateurs, la carte �tant formellement identifi�e. Mais pour l'instant, vous n'�tes pas � l'abri d'un plaisantin qui trouve intelligent de risquer 3 ans de prison ferme pour �conomiser 500 ou 1000 francs.

En revanche, des syst�mes comme CyberMut (partenariat Cr�dit Mutuel et CIC) ou T�l�Commerce (France T�l�com), ne laissent pas passer les cartes inexistantes. Ce n'est pas le P�rou, mais c'est un progr�s. Un progr�s qui tient au fait que le syst�me de t�l�paiement interroge en temps r�el, ou au pire dans l'heure qui suit, la banque du porteur de la carte, et d�cide d'accorder ou non une autorisation.

De plus, ces syst�mes vous permettent de garder "sous le coude" les transactions � effectuer, que vous pourrez d�clencher au moment de l'exp�dition par exemple.

Ces solutions "intelligentes" de t�l�paiement reviennent plus cher que les solutions bancaires classiques avec TPE. Mais la qualit� du service, � mon sens, le justifie : si vous exp�diez une marchandise un tant soit peu co�teuse � l'utilisateur d'une carte inexistante, combien aurez-vous perdu d'argent ?

En conclusion

La solution de commerce en ligne id�ale n'existe pas encore, et le syst�me l�gislatif en vigueur, s'il a nettement progress�, est encore insuffisant. S'il est l�gitime que le titulaire d'une carte bancaire dispose d'un d�lai de contestation s'il a r�ellement �t� victime d'un escroc, il n'est en revanche pas acceptable qu'un commer�ant soit oblig� de d�poser plainte, de faire des pieds et des mains pour obtenir une commission rogatoire, puis d'attendre les r�sultats d'une enqu�te de police ou de gendarmerie, pour se faire payer une marchandise command�e par un fraudeur.

Ce sont autant de freins au d�veloppement des boutiques en ligne. Et lorsque, de surcro�t, les banques pr�l�vent des commissions pour des services qui, � l'usage, se r�v�lent inutiles voire inexistants, l'on se dit qu'une fois de plus rien n'est fait dans notre pays pour que les entreprises se cr�ent, se d�veloppent et prosp�rent.

D'un regard un peu moins pessimiste, j'esp�re avoir su attirer votre attention sur la n�cessit� absolue de bien comparer les offres bancaires avant de choisir votre syst�me de paiement en ligne.

Jean Lan�on,
http://www.mjpresse.com

NDLR, pour compléter cet article :

 
 
Google
 
Web www.sam-mag.com
 

Copyright � ACORUS 2004. All Rights Reserved

- Sam-Mag.com Referencement-Sur-mesure - Referencer-Site-Web.com
Visibilite-Internationale.com - Referencement-Immobilier.net